CENTRE DE PÊCHE BLANCHE MARIO LEDUC

Déjà 40 ans.  A l’âge de 15 ans, je travaillais chez un pourvoyeur de la rivière Ste-Anne comme bien des jeunes de mon âge.  Il faut dire que cette industrie a créé plusieurs emplois de vacances chez les adolescents de Ste-Anne-de-la-Pérade.

Ce pourvoyeur, M. Robert Mailhot, m’a appris à peu près tout ce que je devais savoir sur la pêche aux petits poissons des chenaux.  Si bien, qu’à l’âge de 26 ans, je devins moi-même propriétaire de mon propre commerce de pêche.

A cette époque, il y avait sur la glace environ 1500 cabanes, parce que c’est ainsi qu’il fallait les appeler.  Elles n’ont plus rien à voir avec les chalets spacieux et confortables d’aujourd’hui.  La pêche blanche était un sport en pleine expansion.  Le biologiste Yves Mailhot fit certains tests et en  vint à la conclusion que la pêche sportive et la pêche commerciale capturaient à elles deux pas plus de 3 pour cent du total de la population des poulamons (autre nom pour le poissons des chenaux).

A une certaine période, la pêche commerciale fut permise à l’entrée de la rivière ce qui eu comme conséquence de faire diminuer de beaucoup les prises pour les pêcheurs sportifs.  Le nombre de cabanes à pêche est alors passé dans ces années de 1500 à entre 400 et 500.  Le nombre de pourvoyeurs diminua aussi de façon considérable.  D’environ 52 pourvoyeurs, nous sommes passés à entre 15 et 20.  Ce fût une période vraiment difficile et le moral des troupes était à la baisse.

Grâce au travail acharné de notre président du temps, M. Guy-Paul Brouillette et de notre fidèle biologiste M. Yves Mailhot, un moratoire a été émis pour la pêche commerciale et petit à petit, les prises augmentèrent et la satisfaction de notre clientèle aussi.  Nous étions retournés à l’abondance comme dans les belles années 70.  Nous avons retrouvé un deuxième souffle

De nos jours, la pêche a vraiment évoluée avec nos façons de faire.  Nous pouvons maintenant qualifier nos cabanes à pêche de “chalets de pêche”.   Si par le passé, chaque cabane pouvait accueillir peu de personnes, les chalets de maintenant sont de différentes grandeurs et peuvent recevoir de 4 à 24 personnes pour notre part.   La pêche aux petits poissons des chenaux est devenue une activité familiale et les gens aiment s’y retrouver pour perpétuer une tradition qui réunit familles et amis.   Certains y viennent pour fêter la nouvelle année, d’autres pour faire une activité unique en son genre et profiter de ce temps pour jouer dehors.  Une chose est certaine,  rares sont ceux qui n’y reviennent pas!!!

Centre de pêche au poisson des chenaux Mario Leduc